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Nous lisons des textes du Coran, et j’explique le texte correspondant dans la Bible

Marie D., GFIC

Marie explique comment elle et Abdelilah parlent régulièrement ensemble de leur foi.

 

J´ai été élevée dans une famille très catholique (mon père est diacre) mais très ouverte sur les différentes religions et cultures. A 17 ans, j´ai été 6 mois en Egypte donner des cours de français. Revenue en France, j´ai commencé à prendre des cours d´arabe et à m´intéresser à la culture arabe-musulmane. Quelques années plus tard, nous nous sommes rencontrés, Abdelilah et moi. Cela fait maintenant 4 ans et nous allons nous marier le 1er juin.

Côté pratique de la religion, je vais à la messe tous les dimanches, et je participe à un groupe d´explication de la Bible. Abdelilah, lui, croit en Dieu, mais les images que lui renvoient les croyants autour de lui ne l´incite pas à être très pratiquant et lui font plutôt peur. Il fait le ramadan et ne mange pas de cochon, mais sa pratique en reste là.

Dès le début, nous nous sommes clairement dit que chacun respecterait l´autre dans sa religion, sans vouloir convertir l`autre. Il nous semblait important de mettre des repères pour que chacun puisse se sentir en confiance. Cela c´est fait petit à petit. Nous parlons aujourd´hui régulièrement de notre foi, bien sûr, au contact de nos deux familles, de nos amis, mais aussi entre nous. Nous lisons des textes du Coran, et j´explique le texte correspondant dans la Bible. Nous trouvons beaucoup de points communs, ce qui nous rassure, mais aussi, beaucoup de points divergents. Chacun essaye alors d´expliquer à l´autre ce que ça représente, pour que l´autre puisse comprendre.

Moi, j´explique ce que la messe représente pour moi, par exemple, c´est la joie de rencontrer Dieu et la communauté des croyants, c´est un besoin. Lui, m´explique la force que Ramadan lui donne et l´envie, en cette période, d´être plus attentif aux plus faibles.

Nous nous marions bientôt, et ce mariage soulève bien des questionnements, si ce n´est pour nous, pour ma famille. De quelle religion vont être nos futurs enfants ??? Nous savons que cela ne risque pas d´être évident. Mais encore une fois, nous nous sommes dit avec force que nous accepterions la possibilité que nos enfants choisissent d´être musulman ou chrétien.

Nous pensons qu´il sera important pour eux de leur parler de la religion de chacun de ses deux parents, pour qu´adultes (ou adolescents), ils se sentent libres, en connaissance de cause, de choisir leur foi.

R.

Témoignage paru dans la revue Nouvelle Cité de mai-juin 2012

CPM Accueil et Rencontre, hiver 2003

On a 27 et 26 ans, on est internes en médecine et on est fiancés depuis peu. Vivre la dimension islamo-chrétienne en tant que couple, c’est la démarche d’accueillir l’idée qu’on peut être amoureux, et surtout construire une relation d’amour durable avec quelqu’un qui est tout autre dans sa culture et dans sa foi, et ceci malgré les préjugés que l’on a, qui sont parfois entretenus par l’entourage familial ou amical.

Jean-Claude Noyé, Portrait paru dans le mensuel Prier

« Il nous a fallu redécouvrir le sens différent que nous donnions aux mêmes mots » , disent Nicole et Youssef. Depuis qu’ils se sont rencontrés, Nicole et Youssef approfondissent leur propre foi et découvrent celle de l’autre avec un enthousiasme intact

Dominique et Abderrahim, Revue Alliance (couples d’aujourd’hui)n°135/136, mai/août 2001

Dominique, chrétienne, et Abderrahim, musulman, marocain, sont mariés depuis 11 ans et habitent la région parisienne. Ils élèvent leurs trois enfants dans les deux religions, chacune étant présentée comme un chemin vers Dieu. Une règle : ne pas censurer ses convictions. Pas toujours facile… Pour le reste, l’Esprit souffle où il veut… Inch Allah !

J-M Gaudeul, SRI [Réf. : Accueil et Rencontre, CPM, hiver 2003]

Vivre et grandir ensemble alors que l’on vient de deux cultures ou deux religions qui se sont trouvées en concurrence et même en lutte ouverte pendant des siècles, voilà le défi que relèvent bien des couples, en particulier ceux qui « conjuguent » une origine chrétienne et une origine musulmane.

Partager sa vie dans la durée avec un conjoint de culture et de religion différente est un défi. C’est aussi un choix qui suscite beaucoup d’inquiétudes dans l’entourage. Le GFIC ne propose ni modèle, ni conseils mais permet aux personnes concernées de puiser dans le récit des expériences diverses de ses membres.

Quel prénom donner à l’enfant ? Faut-il le faire circoncire ? Qu’en est-il du baptême ?  Ne seront-ils pas tiraillés entre deux cultures, deux religions, deux désirs ? Des questions auxquelles chaque famille répond de façon originale, à travers tout un cheminement toujours enrichissant et toujours personnel.