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Autour de la Fête de la Toussaint : Textes chrétiens et musulmans

René

L’un des « Carrefours » de la rencontre de Pentecôte 2004 avait pour thème « Comment accompagner son conjoint dans sa pratique religieuse » ; la réponse dépend de la personnalité de chacun, elle n’est pas forcément synonyme de syncrétisme : comprendre ce que vit l’autre, c’est déjà l’accompagner.

   La réflexion s’est portée sur la pratique quotidienne, mais aussi sur les fêtes. Des fêtes, la liturgie catholique en comporte beaucoup, et parmi celles-ci, la fête de la Toussaint, à laquelle je tiens particulièrement. En voici donc une présentation.

   Les textes de la Bible sont ceux lus chaque année : • Première lecture : un extrait du chapitre 7 de l’Apocalypse de Jean

  • Chant du Psaume 23 de David
  • Deuxième Lecture : un extrait du chapitre 3 de la première lettre de Jean
  • Evangile selon Matthieu, « Béatitudes » extraites du chapitre 5

 

I. « Tous les Saints »

Loin de la tradition celte d’Halloween et de sa récupération commerciale, la fête de la Toussaint est celle de tous les saints, les « officiels » mais aussi les « officieux » que Dieu Seul connaît. La foule de Ses serviteurs, voilà ce qu’évoque la première lecture de cette messe :

Apocalypse de Jean 7 : 2 Et je vis un autre ange monter de l’Orient. Il tenait le sceau du Dieu vivant. D’une voix forte il cria aux quatre anges qui avaient reçu pouvoir de nuire à la terre et à la mer : 3 « Gardez-vous de nuire à la terre, à la mer ou aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu »

4 Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : Cent quarante-quatre mille marqués du sceau, de toutes les tribus des fils d’Israël (…) 9 Après cela je vis : C’était une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’agneau, vêtus de robes blanches et des palmes à la main. 10 Ils proclamaient à haute voix : « Le salut est à notre Dieu qui siège sur le trône et à l’agneau »

11 Et tous les anges rassemblés autour du trône, des anciens et des quatre animaux tombèrent devant le trône, face contre terre, et adorèrent Dieu. 12 Ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse, action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles ! Amen ! »

Cette scène, j’en retrouve l’écho dans ce hadith du Prophète de l’Islam :

On a fait défiler devant moi les communautés religieuses. Je vis, alors, un tel prophète et, avec lui, moins de dix adeptes, un tel autre, avec un ou deux partisans et un tel autre, n’en ayant aucun. Tout à coup, on éleva vers moi une foule énorme et je crus que c’était ma communauté, mais on me dit : « Voilà Moïse et sa Nation » (Ibn ‘Abbas)

Face à cette évocation de la Fin des Temps, j’ai envie de lire ce verset du Coran comme un cri d’espoir, celui des « chercheurs de Dieu » :

Sourate 3. ‘Al Imrân : 9 Seigneur ! C’est Toi qui rassembleras les gens, un jour -en quoi il n’y a point de doute- Dieu, vraiment, ne manque jamais à Sa promesse

 

II. « Béatitudes »

Qui sont ces « chercheurs » que j’évoque ? Un premier élément de réponse nous est donné par le psaume de David chanté après la première lecture ::

Psaume 23 : 1 …Au SEIGNEUR, la terre et ses richesses, le monde et ses habitants ! 2 C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la tient stable sur les flots

3 Qui gravira la montagne du SEIGNEUR ? Qui se tiendra dans son saint lieu ? 4 L’homme aux mains innocentes et au coeur pur, qui ne tend pas vers le mal et ne jure pas pour tromper. 5 Il obtient du SEIGNEUR la bénédiction, et de son Dieu sauveur la justice

6 Tel est le peuple de ceux qui Te cherchent, qui recherchent Ta Face…

Les autres éléments me seront donnés par l’Evangile du jour :

Matthieu 5 : 1 A la vue des foules, Jésus monta dans la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. 2 Et, prenant la parole, il les enseignait : • 3 « Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux

  • 4 Heureux les doux : ils auront la terre en partage
  • 5 Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés
  • 6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés
  • 7 Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde
  • 8 Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu
  • 9 Heureux ceux qui font oeuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu
  • 10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux
  • 11 Heureux êtes-vous lorsque l’on vous insulte, que l’on vous persécute et que l’on dit faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi. 12 Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux »

Ce texte m’a toujours paru avoir une portée universelle. Ne puis-je retrouver un appel à ces mêmes qualités humaines dans le Coran ? Ainsi, pour ce qui est du rapport aux biens de ce monde (verset 3), cette mise en garde :

Sourate 102. At Takatur : 1 La course aux richesses vous distrait, 2 jusqu’à ce que vous visitiez les tombes

La douceur (verset 4) ? Je pense à ce hadith :

Où que tu sois crains Allah ; fais suivre une mauvaise action d’une bonne, elle l’effacera, et use d’un bon caractère envers les gens ! (At-Tirmidhi)

Si je regarde maintenant le verset 7 de l’Evangile, si lié pour un chrétien au « Notre Père »… On rapporte que le Prophète de l’Islam a dit :

Le Tout Miséricordieux se montre clément envers ceux qui font preuve de miséricorde. Faites miséricorde à ceux qui se trouve sur terre, Celui qui se trouve au ciel vous fera miséricorde

Le verset 8 de Matthieu fait écho au verset 6 du Psaume : les « chercheurs » en quête de la Face de leur Seigneur seront comblés si leur coeur est pur. Cette promesse, le Coran à mon sens la rappelle :

Sourate 92. Al Layl : 17 …le pieux, 18 qui donne ses biens pour se purifier (…) 20 …pour la recherche de La Face de son seigneur le Très-Haut. 21 Et certes, il sera bientôt satisfait !

Quant aux « artisans de paix » (verset 9), je songe à ce passage du Coran qui semble inviter à transcender la barrière des différences pour en faire le moteur d’une saine émulation, et non une source de conflits :

Sourate 5. Al Mâ’ida : 48 …A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu’Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes oeuvres. C’est vers Allah qu’est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez.

L’Evangile du jour de la Toussaint termine par l’évocation des persécutés, et en particulier de ceux qui le sont pour avoir été témoins (qui se dit marturoï en grec) de Dieu. Ces martyrs, la première lecture de cette messe en parlait également :

Apocalypse de Jean 7 : 13 L’un des anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? » 14 Je lui répondis : « Mon Seigneur, tu le sais ! » Il me dit : « Ils viennent de la grande épreuve. Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’agneau »

Je noterai simplement que la tradition musulmane rapporte à ce propos qu’à la question « Quel est le plus grand jihad ? », le Prophète de l’Islam aurait répondu : « C’est de proclamer la vérité à la face d’un prince inique »

III. « Fils de Dieu »

Le verset 9 de l’Evangile de la Toussaint déclare que les artisans de paix « seront appelés fils de Dieu » ; je ne m’hasarderai pas dans un débat éventuel, me contentant d’indiquer que c’est ce thème que développe la deuxième lecture :

Première Lettre de Jean 3 : 1 Voyez de quel grand amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; et nous le sommes ! Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : il n’a pas découvert Dieu. 2 Mes bien-aimés, dès à présent nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que, lorsqu’il paraîtra, nous lui serons semblables, puisque nous le verrons tel qu’il est. 3 Et quiconque fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui est pur.

René

Le « Sacrifice d’Abraham » commémoré par les musulmans le jour de l’Aïd el Adha -appellée également Aïd el Kebir- est un épisode relaté tant dans la Bible que dans le Coran. Il tient une place importante dans les trois religions dites « abarahamiques » : judaïsme, christianisme, islam. Partons donc à la découverte de ces textes…

Sadie et René, GFIC

Nous voilà maintenant à la moitié du mois de Ramadan. Le jeûne va se poursuivre, mais je pense déjà à un moment-clé de celui-ci : la Nuit du Destin. Dans mon vécu familial, nous avons toujours attendu cette date avec impatience. Sa portée spirituelle nous a fait vivre de longues veillées de prière. Pendant que notre père lisait le Coran en arabe, nous échangions de notre côté sur les intentions de prière qui allaient être les nôtres. Puis, la nuit venue, chacun méditait, s’adressant à Dieu personnellement, jusqu’à tard dans la nuit, où le sommeil nous emportait… Nous réveillant encore de temps à autre pour poursuivre cette veillée, comme le conseillait le Prophète : Si vous sentez le sommeil durant votre prière, dormez, puis reprenez la prière quand vous vous serez reposés.

R. et S.

Le Jeûne du mois de Ramadan, 3ème pilier de l’Islam, est un moment de fort vécu spirituel chez les musulmans. « Il y a une seule règle, s’abstenir de boire, manger, d’avoir des relations intimes du lever du soleil jusqu’à son coucher, mais ça va plus loin » me dit Sâdia. « C’est une rupture de rythme qui permet de reconsidérer tout ce qui fait notre quotidien, une intention vers Dieu chaque jour renouvelée »

S. et R., GFIC

J’ai découvert avec R. que la période précédant Noël était un véritable temps de préparation spirituelle. Durant les quatre semaines qui constituent le temps de l’Avent, j’ai essayé de comprendre les textes de la liturgie catholique. Ces textes sont répartis sur trois années (Année A, B, C) ; nous avons donc cherché des thèmes communs au sein de ces lectures. Voici les résonances que ces textes éveillent en moi : prolongements, contradictions, ou tout simplement autre regard…

S. et R., GFIC

Pour le deuxième dimanche, nous avons dégagé à nouveau trois thèmes des textes de la liturgie catholique (Année A, B et C) :

  • présentation de Jean le Baptiste
  • réflexion autour du terme « Aplanir »
  • Justice de Dieu quand viendra l’Heure

S. et R., GFIC

Voici les thèmes que nous avons sélectionné pour ce troisième dimanche de l’Avent :

  • Rôle de prophète de Jean-Baptiste
  • réflexion autour du terme « Guérir »
  • Appel à la persévérance

S. et R., GFIC

Nous arrivons à la fin de l’Avent ; à la veille de Noël, voici les derniers thèmes que nous avons choisis :

  • la promesse faite à David
  • l’accomplissement de cette promesse
  • les annonces de Dieu à Marie et Joseph

Découvrir à travers son couple une autre tradition religieuse et spirituelle, c’est aussi se plonger dans des textes fondateurs, faire de la théologie. Le GFIC est aussi un lieu pour développer sa curiosité et ses connaissances.

De nombreuses initiatives inter-religieuses offrent aux couples en France et dans les monde des occasions de rencontrer d’autres croyants dans une atmosphère amicale, bienveillante et enrichissante.
Découvrez-les dans cette rubrique.