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Réflexion chrétienne sur le jeûne du mois de Ramadan

R. et S.

Le Jeûne du mois de Ramadan, 3ème pilier de l’Islam, est un moment de fort vécu spirituel chez les musulmans. « Il y a une seule règle, s’abstenir de boire, manger, d’avoir des relations intimes du lever du soleil jusqu’à son coucher, mais ça va plus loin » me dit Sâdia. « C’est une rupture de rythme qui permet de reconsidérer tout ce qui fait notre quotidien, une intention vers Dieu chaque jour renouvelée »
I. Tourné vers Dieu
Quelle attitude adopter, de mon côté, quand vient ce mois ? Sous quelle forme partager ce moment avec ma femme ? Jeûner ? Après tout, c’est une pratique religieuse également présente dans ma tradition :

Matthieu 4 : 1 Alors Jésus fut conduit par l’Esprit au désert, pour être tenté par le diable. 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. 3 Le tentateur s’approcha…

   J’ai choisi de jeûner, moi aussi. Pour l’instant, il s’agit de quelques jours, et non du mois entier (un jour, peut-être ?). Mais quel sens spirituel donner à ce choix ? En fait, la réponse m’a été donnée par une adolescente appartenant au mouvement des Focolari : elle, chrétienne, avait choisit de « faire le ramadan » pour être en fraternité avec ses voisins musulmans.

   Est-ce un intention religieuse ? Le jeûne musulman est consacré à Dieu, ainsi que l’exprime ce hadith du Prophète de l’Islam :

Au nom de Dieu ! Ô mon Dieu ! J’ai jeûné pour Toi et j’ai rompu avec ce que Tu m’as donné ! (Abou Daoud)

   Formule qui me rappelle ce que j’ai lu par ailleurs dans le Coran :

Sourate 6. Al ‘An’âm : 162 Dis : « En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur de l’Univers »

   Le jeûne, un acte de dévotion qui appartient à Dieu. La fraternité avec les musulmans a-t-elle pour moi un sens différent ? En fait, non :

Matthieu 22 : 36 « Maître, quel est le grand commandement dans la Loi ? » 37 Jésus lui déclara : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée38 C’est là le grand, le premier commandement 39 Un second est aussi important : Tu aimeras ton prochain comme toi-même40 De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes »

   Pour le chrétien que je suis, le souci du prochain est indissociable du souci de Dieu. De plus, les consignes que l’on trouve dans l’Evangile selon St Matthieu au sujet du jeûne précise bien que cette pratique, tout comme la prière ou l’aumône, doit se faire discrètement car elle n’est pas là « pour me faire bien voir des autres » ; c’est vers Dieu qu’elle est dirigée :

Matthieu 6 : 16 Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre, comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. En vérité, je vous le déclare: ils ont reçu leur récompense. 17 Pour toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage, 18 pour ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais seulement à ton Père qui est là dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

II. Reconsidérer ce qui fait notre quotidien
Revenons maintenant à l’épisode de la retraite de Jésus au désert. Il met également en scène « Le Tentateur » :

Matthieu 4 : 1 Alors Jésus fut conduit par l’Esprit au désert, pour être tenté par le diable. 2 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. 3 Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains » 4 Mais il répliqua : « Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme vivra, mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu« 

5 Alors le diable l’emmène dans la Ville Sainte, le place sur le faîte du Temple 6 et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges et ils te porteront sur leurs mains pour t’éviter de heurter du pied quelque pierre«  7 Jésus lui dit :« Il est aussi écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu« 

8 Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne ; il lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire 9 et lui dit : « Tout cela je te le donnerai, si tu te prosternes et m’adores »10 Alors Jésus lui dit : « Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Le Seigneur ton Dieu tu adoreras et c’est à lui seul que tu rendras un culte« 

   L’Evangile me présente Jésus, jeûnant, soumis à la tentation. Certes, celles-ci sont loin de mes tentations quotidiennes ! Mais ce passage ne me dit-il pas que le jeûne ne s’arrête pas aux privations  ? Il est aussi effort conscient au niveau du comportement en général, ce que l’on retrouve par exemple dans ces recommandations du Prophète de l’Islam :

  • Celui qui n’abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson (Bokhari)
  • Le jeûne est un abri ; celui qui jeûne doit s’abstenir de tout méfait ; même s’il est agressé ou insulté (Bokhari)
  • Quand l’un de vous est dans son jour de jeûne, qu’il s’abstienne de dire des grossièretés et d’élever la voix contre quiconque ; à celui qui l’injure ou le provoque, qu’il dise : « je suis en état de jeûne » (Bokhari & Moslim)

  Sâdia me rappelle que le mois lui-même a une grande signification pour la foi musulmane : « Pendant le mois de Ramadan, on privilégie notre rapport à Dieu en s’adonnant avec plus de ferveur aux prières quotidiennes, en se rappelant que le Coran a été révélé durant ce mois et en accordant une importance particulière à la Nuit du Destin »

III. Le jeûne que Dieu préfère…
Mais, au fait, que dit-on dans le Coran du but du jeûne du mois de Ramadan ?

Sourate 2. Al Baqara : 183 Ô les Croyants ! On vous a prescrit as-Siyam comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété…

   Qu’est-ce que la piété ? Dans la même sourate, je lis :

Sourate 2. Al Baqara : 177 La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir la Salâ et d’acquitter la Zakâ. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu’ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux !

   Voilà qui en moi fait écho à ce passage du Livre d’Esaïe :

Esaïe 58 : 3 « Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas, de nous humilier, si tu ne le sais pas ? » Or, le jour de votre jeûne, vous savez tomber sur une bonne affaire, et tous vos gens de peine, vous les brutalisez ! 4 Or vous jeûnez tout en cherchant querelle et dispute et en frappant du poing méchamment ! Vous ne jeûnez pas comme il convient en un jour où vous voulez faire entendre là-haut votre voix. 5 Doit-il être comme cela, le jeûne que Je préfère, le jour où l’homme s’humilie ? S’agit-il de courber la tête comme un jonc, d’étaler en litière sac et cendre ? Est-ce pour cela que tu proclames un jeûne, un jour en faveur auprès du SEIGNEUR ? 6 Le jeûne que Je préfère, n’est-ce pas ceci : dénouer les liens provenant de la méchanceté, détacher les courroies du joug, renvoyer libres ceux qui ployaient, bref que vous mettiez en pièces tous les jougs ! 7 N’est-ce pas partager ton pain avec l’affamé ? Et encore : les pauvres sans abri, tu les hébergeras, si tu vois quelqu’un nu, tu le couvriras : devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas

   Pourquoi proclamer un jeûne en faveur de l’Eternel ? Se priver, certes, mais surtout « dénouer les liens provenant de la méchanceté » : le jeûne est une pratique d’ascèse personnelle où je repense ma relation avec Dieu, mais cette pratique doit également donner du fruit dans ma relation avec les autres. C’est ce que semble me dire aujourd’hui Bible et Coran.

René

Le « Sacrifice d’Abraham » commémoré par les musulmans le jour de l’Aïd el Adha -appellée également Aïd el Kebir- est un épisode relaté tant dans la Bible que dans le Coran. Il tient une place importante dans les trois religions dites « abarahamiques » : judaïsme, christianisme, islam. Partons donc à la découverte de ces textes…

Sadie et René, GFIC

Nous voilà maintenant à la moitié du mois de Ramadan. Le jeûne va se poursuivre, mais je pense déjà à un moment-clé de celui-ci : la Nuit du Destin. Dans mon vécu familial, nous avons toujours attendu cette date avec impatience. Sa portée spirituelle nous a fait vivre de longues veillées de prière. Pendant que notre père lisait le Coran en arabe, nous échangions de notre côté sur les intentions de prière qui allaient être les nôtres. Puis, la nuit venue, chacun méditait, s’adressant à Dieu personnellement, jusqu’à tard dans la nuit, où le sommeil nous emportait… Nous réveillant encore de temps à autre pour poursuivre cette veillée, comme le conseillait le Prophète : Si vous sentez le sommeil durant votre prière, dormez, puis reprenez la prière quand vous vous serez reposés.

René

L’un des « Carrefours » de la rencontre de Pentecôte 2004 avait pour thème « Comment accompagner son conjoint dans sa pratique religieuse » ; la réponse dépend de la personnalité de chacun, elle n’est pas forcément synonyme de syncrétisme : comprendre ce que vit l’autre, c’est déjà l’accompagner. La réflexion s’est portée sur la pratique quotidienne, mais aussi sur les fêtes. Des fêtes, la liturgie catholique en comporte beaucoup, et parmi celles-ci, la fête de la Toussaint, à laquelle je tiens particulièrement. En voici donc une présentation.

S. et R., GFIC

J’ai découvert avec R. que la période précédant Noël était un véritable temps de préparation spirituelle. Durant les quatre semaines qui constituent le temps de l’Avent, j’ai essayé de comprendre les textes de la liturgie catholique. Ces textes sont répartis sur trois années (Année A, B, C) ; nous avons donc cherché des thèmes communs au sein de ces lectures. Voici les résonances que ces textes éveillent en moi : prolongements, contradictions, ou tout simplement autre regard…

S. et R., GFIC

Pour le deuxième dimanche, nous avons dégagé à nouveau trois thèmes des textes de la liturgie catholique (Année A, B et C) :

  • présentation de Jean le Baptiste
  • réflexion autour du terme « Aplanir »
  • Justice de Dieu quand viendra l’Heure

S. et R., GFIC

Voici les thèmes que nous avons sélectionné pour ce troisième dimanche de l’Avent :

  • Rôle de prophète de Jean-Baptiste
  • réflexion autour du terme « Guérir »
  • Appel à la persévérance

S. et R., GFIC

Nous arrivons à la fin de l’Avent ; à la veille de Noël, voici les derniers thèmes que nous avons choisis :

  • la promesse faite à David
  • l’accomplissement de cette promesse
  • les annonces de Dieu à Marie et Joseph

Découvrir à travers son couple une autre tradition religieuse et spirituelle, c’est aussi se plonger dans des textes fondateurs, faire de la théologie. Le GFIC est aussi un lieu pour développer sa curiosité et ses connaissances.

De nombreuses initiatives inter-religieuses offrent aux couples en France et dans les monde des occasions de rencontrer d’autres croyants dans une atmosphère amicale, bienveillante et enrichissante.
Découvrez-les dans cette rubrique.